Allocution de l’Ambassadeur Geeta Pasi à l’Occasion de la Fête de l’Independance des Etats-Unis

Ambassador Pasi addresses Independence Day reception guests in the Embassy Atrium

Comme préparé pour lecture

Bonsoir, et bienvenue à l’ambassade des États-Unis d’Amérique.  Je suis très honorée que vous puissiez vous joindre à nous pour célébrer le 242ème anniversaire de l’indépendance de l’Amérique.

Merci à la garde d’honneur pour la cérémonie de présentation des couleurs.  Merci aussi à Lori Blackiston et à Jean-Marie Castro pour le chant de l’hymne national américain ainsi qu’à Julie Ndokame, Menodji Passeh, et Mahamat Gamzogol pour le chant de l’hymne national tchadien.

Il y a un an que nous avons emménagé dans nos nouveaux et beaux locaux, et nous y célébrons pour la première fois notre fête nationale.  Ce complexe offre un lieu de travail moderne et sûr à nos employés.  Il est également un symbole tangible de l’engagement américain auprès du gouvernement et du peuple tchadien.

Certains pourraient se demander pour quelle raison nous effectuons des investissements aussi importants au Tchad et dans d’autres pays d’Afrique. En réponse, je citerais le nouveau secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines designe, Tibor Nagy, lors de son audience de confirmation au Sénat américain, « l’Afrique est à un carrefour historique, et la direction qu’elle prendra aura un impact sur son avenir ainsi que sur la sécurité et le bien-être du reste du monde. »  L’engagement américain au Tchad vise à y promouvoir un avenir pacifique, prospère et respectueux de la dignité fondamentale de tous.

Cet engagement américain est multiforme. J’ai choisi de vous le présenter autour de trois axes principaux : aide humanitaire, résilience des populations, et sécurité et développement.

Les Etats-Unis demeurent le principal bailleur de fonds dans le domaine humanitaire au Tchad.  Nous avons mis en place des programmes de reconstruction pour améliorer les moyens de subsistance, fournir des soins de santé et l’accès à l’eauaux communautés refugiees et hôtes et aux populations déplacées dans le bassin du Lac Tchad.

À Faya-Largeau, nous avons restauré le château d’eau et nous travaillons avec le gouvernement à l’identification d’autres opportunités pour l’amélioration de la qualité de vie des tchadiens. Nous contribuons aux efforts du gouvernement  pour éradiquer la polio et éliminer le ver de guinée.

Nous sommes fiers de travailler avec la Fondation Gates et le Centre Carter.  Les partenariats public-privé drainent des ressources en provenance des Etats-Unis afin de contribuer au Plan national de développement du Tchad dont l’amélioration de la qualité de vie est une priorité.

Nous nous attachons aussi à renforcer la résilience des populations des zones affectées par des conflits ou d’autres évènements imprévus. Par exemple, en équipant des stations de radio communautaire, nous favorisons la réconciliation et la promotion de la paix.

Nous considérons que la sécurité est une condition préalable essentielle au développement. Tout comme les Etats-Unis, pour assurer la sécurité des autres, le Tchad est un pays qui envoie ses militaires à l’étranger.  Ces personnes en payent parfois le prix ultime.

Dans ce domaine, cette année, nous avons donné deux avions Cessnas aux forces aériennes tchadiennes. Cet investissement de 42 millions de dollars dans les aéronefs, les hangars, le matériel de maintenance et la formation des pilotes et du personnel au sol vise à permettre au Tchad de mieux protéger sa population et son territoire.  Cet investissement reconnaît le rôle du Tchad dans la région.  Nous avons formé plus de 1400 tchadiens dans le cadre des opérations de maintien de la paix au Mali.  Nous formons des centaines d’autres militaires tchadiens aux États-Unis, dans la sous-région, et ici au Tchad.

Notre assistance humanitaire concerne aussi bien les civils que les militaires.  Au mois d’avril, les médecins militaires américains ont travaillé avec une équipe tchadienne.  Ils ont realise multiples opérations chirurgicales qui ont amelioréla vie des personnes.  Je citerai également l’étroit travail avec les militaires tchadiens afin de promouvoir la prévention et l’accompagnement des militaires souffrant du SIDA ainsi que leurs familles.

Notre engagement concerne également la population à quatre pattes.  Le gouvernement des Etats-Unis soutient des programmes de conservation de la nature depuis les années 90.   De récents dons de véhicules et un programme de suivi des éléphants aideront le Tchad à lutter contre le braconnage, une lutte qui favorise la conservation des espèces mais aussi la sécurité régionale en empêchant les profits illégaux tirés des ventes d’ivoire.

Il y a une demande galopante d’accès au monde anglophone au Tchad.  Dans les cinq premières semaines de l’ouverture du Centre Culturel Américain, 20,000 tchadiens se sont inscrits.  Nous allons trouver des moyens de réponse à cette forte demande.

Nous travaillons aussi au renforcement des capacités des institutions, aussi bien publiques que privées. Dans ce cadre, nous venons tout juste de clôturer un atelier sur les stratégies d’apprentissage de l’anglais.

Ce soir nous avons invité les participants au Programme des jeunes leaders africains (Young African Leaders Program, mieux connu par YALI) et au Programme Visiteurs Internationaux (International Visitor Leadership Program) de l’an dernier. Les anciens participants, pouvez-vous lever la main svp? Ces femmes et ces hommes sont des leaders émergeants dans des domaines allant du journalisme et de l’entreprenariat à la justice ou à l’aide humanitaire.  Ils représentent l’avenir de ce pays.  J’espère que vous aurez l’opportunité d’échanger avec eux sur leurs expériences et leurs aspirations pour leur vision du Tchad.

La coopération entre les États-Unis et le Tchad illustre bien les paroles de Helen Keller, une Américaine née en 1880 qui a surmonté une maladie infantile qui l’a rendue aveugle et sourde pour devenir écrivain et une source d’inspiration pour des millions de personnes: « Seuls, nous pouvons faire si peu; ensemble, nous pouvons faire tant de choses. »

Le partenariat entre nos deux pays est bien ancré et continue de croître.   Je suis sincèrement fière du travail de l’ambassade des Etats-Unis au Tchad.  Encore une fois, et au nom de tous les américains présents au Tchad, je vous remercie.  Levons nos verres à la célébration du 242ème anniversaire de l’indépendance de notre pays….

Vive les Etats-Unis d’Amérique.

Vive le Tchad.

Vive la coopération tchado-américaine.