A l’occasion de la Journée mondiale des refugiés

Michael R. Pompeo, Secrétaire d’Etat

La Journée mondiale des réfugiés est l’occasion de reconnaître le courage et les luttes de millions de réfugiés qui ont fui leur foyer en raison de persécutions et de conflits. Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de personnes déplacées de force dans le monde est passé à près de 80 millions en 2019. Les États-Unis réaffirment leur engagement à obtenir les meilleurs résultats humanitaires pour les millions de personnes déplacées dans le monde. À cette fin, la stratégie de sécurité nationale des États-Unis nous enjoint de continuer à être le leader mondial de l’aide humanitaire et de soutenir les personnes déplacées aussi près de chez elles que possible pour les aider à répondre à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles puissent rentrer chez elles volontairement et en toute sécurité.

Cette année marque le 40e anniversaire de la loi sur les réfugiés de 1980, qui a créé le Bureau du coordinateur américain pour les affaires relatives aux réfugiés, devenu le Bureau de la population, des réfugiés et des migrations du Département d’État. La loi sur les réfugiés a été le premier texte législatif américain complet conçu pour faire face aux réalités des réfugiés modernes en prévoyant des mécanismes souples pour faire face à l’évolution rapide de la situation des réfugiés.

Du Venezuela à la Syrie et à l’Afghanistan, en passant par le Sud-Soudan et la Birmanie, les États-Unis sont un catalyseur de la réponse internationale aux crises humanitaires. Il est essentiel pour la communauté internationale de travailler ensemble afin de faire face efficacement aux crises qui entraînent des déplacements de population et conduisent à des situations désastreuses. Cela commence par la responsabilité des gouvernements concernés et de leurs partenaires régionaux de prendre des mesures pour mettre fin rapidement aux conflits et pour créer des conditions de sécurité pour leurs populations. En nous concentrant sur la fin des conflits et en fournissant une assistance pour prévenir de nouveaux déplacements, nous pouvons contribuer à atténuer les effets déstabilisateurs des déplacements sur les pays touchés et leurs voisins.

Les États-Unis sont le plus grand donateur d’aide humanitaire au monde, poursuivant une tradition de générosité. Au cours de l’année fiscale 2019, les États-Unis ont octroyé plus de 9,5 milliards de dollars, et au cours de la dernière décennie, nous avons octroyé près de 70 milliards de dollars en aide humanitaire. Cette assistance touche des dizaines de millions de personnes déplacées et touchées par des crises dans le monde entier, en leur fournissant un soutien et des services urgents et vitaux, notamment de la nourriture, des abris, des soins de santé, de l’éducation et un accès à l’eau potable. Le soutien des États-Unis aux pays d’accueil, fourni par le biais de contributions aux organisations humanitaires, encourage ces dernières à continuer à fournir des abris et à accroître l’accès au travail, à l’éducation et aux services publics pour les personnes qui fuient les persécutions.

Mais les États-Unis ne peuvent pas répondre seuls à ces besoins. Nous travaillons sans relâche pour encourager nos partenaires et alliés à partager le fardeau et pour veiller à ce que les ressources limitées soient utilisées de manière coordonnée et efficace en vue de solutions durables. Nos appels à des ressources plus importantes de la part du groupe le plus large possible de donateurs, y compris les gouvernements et le secteur privé, sont essentiels pour répondre à ces besoins urgents et croissants. Nous applaudissons ceux qui apportent des contributions essentielles pour soutenir les réfugiés dans le monde entier. Nous continuerons à travailler avec les organisations internationales, les pays donateurs, les organisations non gouvernementales et les pays d’accueil des réfugiés pour trouver des solutions durables aux déplacements de population, tout en recherchant simultanément des solutions politiques durables aux conflits qui les provoquent.