Allocution du Chargé D’Affaires, Richard K. Bell, à l’occasion de la journée internationale de la liberté religieu

Mesdames, Messieurs, Bonjour.  Bienvenue à l’Ambassade américaine.  Merci d’avoir répondu à notre invitation.

Je tiens à remercier mes camarades du bureau des Affaires publiques qui ont arrangé cette conférence-débat pour marquer le vingtième anniversaire de la loi américaine sur la Liberté religieuse à travers le monde.

Je remercie également l’Association des Visiteurs Internationaux Tchadiens et Expatriés aux USA pour leur participation.  Merci à Madame la Présidente qui a accepté de servir de modératrice.  Merci à tous les membres du panel, et merci d’avance à vous tous pour votre participation lors des questions/réponses.

En parlant de liberté religieuse, il serait plus précis de dire liberté de conscience, car elle s’applique aux non-croyants comme aux croyants, étant basée sur le principe de la dignité de chaque personne, et donc sur le principe d’égalité (liberté pas seulement pour ceux qui sont d’accord avec le pouvoir).  Cette liberté est une des plus grandes richesses qui font la fierté de mon pays, les Etats-Unis d’Amérique, et je crois savoir qu’elle est aussi source de fierté pour les Tchadiens.  C’est certainement la clé de la coexistence pacifique dans une société qui n’est pas homogène à cent pourcent – et aucune société n’est homogène à 100%.

Le principe actif, c’est la tolérance.  Or, la tolérance n’est pas facile, car la tolérance n’est pas une forme faible d’approbation:  ce n’est pas une forme d’approbation du tout:  justement, elle s’applique aux choses dont on n’approuve pas.  Or, il y a des choses qu’il ne faut pas tolérer.   Il est parfois difficile pour les gens de bonne volonté de distinguer entre ce qu’ils n’aiment pas mais qu’il y a lieu de tolérer, et ce qu’il ne faut pas tolérer.

Pour que la liberté de conscience existe vraiment, il faut qu’elle soit assortie de liberté d’expression.  Or, les croyances d’une personne peuvent être perçues par autrui comme scandaleuses, voire blasphématoires.

La notion d’un droit de ne pas être offensé est incompatible avec les libertés de conscience et d’expression, si ces dernières sont appliquées sur la base d’égalité.

La meilleure approche que je connaisse distingue entre ce qui lèse et ce qui ne fait qu’agacer.  Mais au-delà d’un certain point, agacer peut devenir harceler – et donc léser.  Ce qui nous ramène au respect de la dignité de chaque personne, comme principe directeur nous permettant d’éviter tous les pièges.