Extraits de discours de John Kerry, Secrétaire d’Etat sur la paix au Moyen-Orient

French translation of “Excerpts of the Remarks on Middle East Peace by U.S. Secretary Kerry

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C’est une question sur laquelle, comme vous le savez tous, j’ai beaucoup travaillé au cours de mon mandat de Secrétaire d’État pour une raison très simple : parce que la solution à deux États est la seule façon de parvenir à une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. C’est la seule façon de garantir l’avenir d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, vivant en paix et en sécurité avec ses voisins. C’est la seule façon d’assurer un avenir de liberté et de dignité au peuple palestinien. Et il s’agit d’un aspect important de la défense des intérêts des États-Unis dans la région.

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Le vote aux Nations Unies visait à préserver la solution à deux États. C’est ce que nous défendions : l’avenir d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec ses voisins. C’est ce que nous essayons de préserver, dans notre intérêt et pour le leur.

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Aucune administration américaine n’a fait plus que celle d’Obama pour la sécurité d’Israël. Le Premier ministre israélien lui-même a souligné notre coopération, je cite, « sans précédent » en matière militaire et de renseignement.

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Nous avons maintes fois démontré qu’Israël peut compter sur nous. Nous nous sommes fermement opposés à la campagne en faveur des boycotts, aux campagnes de désinvestissement et aux sanctions à l’encontre d’Israël dans les instances internationales, à chaque fois et où que l’on remette en question sa légitimité, et nous avons lutté pour son inclusion dans l’intégralité du système des Nations Unies. Aux prises avec notre propre crise financière et nos déficits budgétaires, nous avons à plusieurs reprises augmenté le financement de l’aide à Israël. En fait, plus de la moitié de la totalité de notre financement de forces militaires étrangères est destinée à Israël. Par ailleurs, à l’automne dernier, nous avons conclu un protocole d’accord historique portant sur 38 milliards de dollars, plus que toute assistance militaire jamais fournie par les États-Unis à aucun pays, en vue de l’investissement dans une défense antimissile de pointe, ce qui permettra à Israël de conserver des capacités militaires supérieures pendant les années à venir.

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Le fait est que les tendances sur le terrain — la violence, le terrorisme, l’expansion des colonies, ainsi que l’occupation apparemment sans fin — s’associent pour anéantir les espoirs de paix des deux côtés et cimentent de plus en plus une réalité irréversible d’un État unique dont la plupart des gens ne veulent pas. Aujourd’hui, un nombre sensiblement équivalent de Juifs et de Palestiniens vivent entre le Jourdain et la mer Méditerranée. Ils ont le choix. Ils peuvent choisir de vivre ensemble dans un seul État, ou ils peuvent se séparer en deux États. Mais la réalité est fondamentalement celle-ci : si le choix est celui d’un seul État, Israël peut être juif ou démocratique — mais pas les deux à la fois — et il ne sera jamais réellement en paix. Qui plus est, les Palestiniens ne réaliseront jamais pleinement leur vaste potentiel dans une patrie qui leur est propre dans le cadre d’une solution à un seul État.

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Après des décennies de conflit, beaucoup ne perçoivent plus l’autre camp comme des personnes, mais seulement comme des menaces et des ennemis. Les deux parties continuent à promouvoir un discours qui exploite les craintes des gens et renforce les pires stéréotypes — au lieu de travailler à modifier les perceptions et favoriser la foi en la paix.

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En fait, la polarisation extraordinaire dans ce conflit n’est pas que du fait des Israéliens et des Palestiniens. Les alliés des deux parties renforcent cette mentalité du « avec nous ou contre nous », selon laquelle quiconque remet en question les actions palestiniennes excuse l’occupation et quiconque exprime son désaccord avec la politique israélienne est considéré comme anti-israélien voire même antisémite.

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Cette décision déterminante en ce qui concerne l’avenir — un État unique ou deux États — est prise de manière effective sur le terrain tous les jours sans exception, en dépit de l’opinion exprimée par la majorité de la population.

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Le statu quo mène vers un État unique et une occupation perpétuelle, mais la plupart du public l’ignore ou a abandonné l’espoir de toute possibilité de changement. Et cette résignation passive ne fait qu’aggraver le problème, accroître les risques et limiter les choix. Ce sentiment de désespoir chez les Israéliens est exacerbé par la poursuite de et l’incitation à la violence et les attentats terroristes contre des civils– qui anéantissent tout espoir de paix.

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Permettez-moi de souligner que cela ne veut pas dire que les colonies soient entièrement ou même principalement à l’origine du conflit. Bien sûr que ce n’est pas le cas. Il n’est pas non plus possible de dire que si elles étaient soudainement éliminées, la paix serait possible en l’absence d’un accord plus large — ce n’est pas le cas. Nous savons aussi que, dans le cadre d’un accord définitif, certaines colonies seraient intégrées à Israël compte tenu des changements qui sont intervenus cours des 49 dernières années — nous le comprenons — en particulier les nouvelles réalités démographiques qui existent sur le terrain. Il faudrait les intégrer à l’équation. Mais si de plus en plus de colons s’installent au milieu des zones palestiniennes, une séparation n’en sera que beaucoup plus difficile, il ne sera que plus difficile d’envisager un transfert de la souveraineté — et c’est précisément le résultat que certains font délibérément en sorte d’accélérer.

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Soyons clairs : l’expansion des colonies n’a rien à voir avec la sécurité d’Israël. De nombreuses colonies ne font en fait qu’accroître le poids qui pèse sur les Forces de défense israéliennes. Par ailleurs, les dirigeants du mouvement des colons sont motivés par des impératifs idéologiques qui ignorent totalement les aspirations palestiniennes légitimes.

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Vous avez peut-être entendu dire que ces colonies isolées ne posent pas de problème parce qu’elles n’occupent qu’un pourcentage très réduit des terres. Eh bien nous avons à maintes reprises clairement indiqué qu’il ne s’agissait pas seulement de la superficie totale de terres disponibles en Cisjordanie, mais plutôt du fait que les terres ne puissent pas être raccordées ou soient fragmentées en petites parcelles, comme du Gruyère, qui ne pourraient jamais constituer un état concret. Plus on établit d’avant-postes, plus on poursuit l’expansion de colonies, moins il est possible de créer un état contigu. Ainsi, en fin de compte, une colonie ne se limite pas à la terre sur laquelle elle se trouve. Il s’agit aussi de l’effet de cet emplacement sur le mouvement de la population, sur les possibilités de relier des routes, sur le sentiment d’un état qui s’effrite avec chaque nouvelle construction. Personne qui ne pense sérieusement à la paix ne peut ignorer la réalité de ce que les colonies représentent pour la paix.

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Environ 2,75 millions de Palestiniens vivent sous occupation militaire en Cisjordanie, la plupart dans les Zones A et B — 40 pour cent de la Cisjordanie — où ils jouissent d’une autonomie limitée. Leurs mouvements quotidiens sont restreints par un système de postes de contrôle, et ils ne peuvent pas se déplacer à l’intérieur ou à l’extérieur de la Cisjordanie sans permission des Israéliens.

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Donc, s’il n’y a qu’un seul État, des millions de Palestiniens vivront en permanence dans des enclaves séparées au centre de la Cisjordanie, sans droits politiques réels, systèmes juridiques, d’éducation et de transport distincts, avec des disparités de revenus considérables, sous un régime d’occupation militaire permanent qui les prive des libertés les plus fondamentales — on aurait une séparation sans égalité. Et personne ne peut expliquer comment cela fonctionne. Un Israélien accepterait-il de vivre ainsi ? Un Américain accepterait-il de vivre ainsi ? Et le monde l’accepterait-il ?

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Une chose est sûre : si Israël suit la voie d’un État unique, il ne sera jamais vraiment en paix avec le reste du monde arabe, et je peux le dire avec certitude. Les pays arabes ont clairement dit qu’ils ne feront pas la paix avec Israël sans résoudre le conflit israélo-palestinien. Ce n’est pas conforme à leurs engagements ni à leur politique. Mais il y a quelque chose de nouveau ici. Des intérêts communs dans la lutte contre les activités déstabilisatrices de l’Iran et contre les extrémistes, ainsi que la diversification de leurs économies, permettent d’entrevoir de réelles possibilités de changement si Israël saisit cette opportunité de paix. J’ai passé beaucoup de temps avec des dirigeants arabes clés à explorer cette situation, et il ne fait aucun doute qu’ils sont prêts à avoir une relation fondamentalement différente avec Israël. Cela figurait dans l’Initiative de paix arabe, il y a des années. Et dans toutes mes conversations récentes, les leaders arabes ont confirmé leur disposition, dans le contexte de la paix israélo-palestinienne, non seulement à normaliser les relations, mais à travailler ouvertement pour parvenir à cette paix avec une coopération régionale importante en matière de sécurité. Elle est à notre portée. Il suffit de la saisir. Beaucoup ont manifesté leur volonté de soutenir des négociations israélo-palestiniennes sérieuses et de prendre des mesures sur la voie de la normalisation des relations — y compris des réunions publiques — à la condition de progrès significatifs vers une solution à deux États. Il s’agit là d’une réelle opportunité à ne pas manquer.

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Nous avons fait part à maintes reprises et avec force aux Palestiniens de notre conviction selon laquelle toute incitation à la violence doit cesser. Nous n’avons cessé de condamner la violence et le terrorisme, et nous nous sommes fermement opposés aux efforts unilatéraux visant à délégitimer Israël auprès des instances internationales. Nous avons exhorté les Israéliens à mettre fin à l’expansion des colonies à maintes reprises en public et en privé. Lors de centaines de conversations avec le Premier ministre Netanyahu, j’ai clairement indiqué que la poursuite des activités de colonisation ne fera qu’augmenter la pression en faveur d’une réponse internationale. Nous savions tous depuis quelque temps que les Palestiniens entendaient promouvoir une résolution sur les colonies, et j’ai à maintes reprises indiqué au Premier ministre que de nouvelles activités de colonisation ne faisaient qu’inciter les Nations Unies à intervenir. Mais elles n’ont fait que s’intensifier — en particulier avec des efforts législatifs sans précédent en vue de la légalisation d’avant-postes de colons dont le Premier ministre lui-même aurait prévenu qu’ils pourraient exposer Israël à une action au Conseil de sécurité et même des poursuites internationales, avant de décider de les appuyer.

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En fin de compte, nous ne pouvions pas en toute bonne conscience protéger les éléments les plus extrêmes du mouvement des colons alors qu’ils s’efforcent d’anéantir la solution à deux États. Nous ne pouvions pas, en toute bonne conscience, fermer les yeux sur des actions palestiniennes qui attisent la haine et la violence. Il n’est pas dans l’intérêt des États-Unis d’aider qui que ce soit, d’un camp ou de l’autre, à créer un État unitaire. Nous ne pouvons peut-être pas les en empêcher, mais ils ne doivent pas s’attendre à ce que nous les défendions. On ne peut certainement pas attendre d’un pays qu’il vote dans un sens contraire à ses propres politiques. C’est pour cela que nous avons décidé de ne pas bloquer la résolution de l’ONU selon laquelle les deux parties doivent prendre des mesures pour sauver la solution à deux Etats alors qu’il en est encore temps. Et nous n’avons pas pris cette décision à la légère. L’administration Obama a toujours défendu Israël contre tout effort aux Nations Unies et auprès de toutes les instances internationales, ou contre des résolutions partiales et unilatérales, visant à remettre en question sa légitimité ou nuire à sa sécurité, et cela n’a pas changé. Cela n’a pas changé avec ce vote.

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Les administrations précédentes des deux partis politiques ont autorisé l’adoption de résolutions critiques à l’encontre d’Israël, y compris en ce qui concerne les colonies. À de nombreuses occasions, ne serait-ce que sous George W. Bush, le Conseil a adopté six résolutions auxquelles Israël s’est opposé- y compris une résolution qui soutenait un plan appelant à un gel complet des colonies, même de leur croissance naturelle.

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Si nous avions opposé notre véto à cette résolution l’autre jour seulement, les États-Unis auraient donné carte blanche à la poursuite de la construction de colonies sans ce à quoi nous nous opposons fondamentalement.

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Nous rejetons la critique selon laquelle ce vote est un abandon d’Israël. Au contraire, ce n’est pas cette résolution qui isole Israël — c’est une politique de construction permanente de colonies qui risque de rendre la paix impossible. Presque tous les pays du monde à l’exception d’Israël s’opposent aux colonies, y compris de nombreux amis d’Israël — dont le Royaume-Uni, la France et la Russie — qui ont tous voté en faveur de la résolution sur les colonies en 2011 à laquelle nous avons opposé notre véto, et de nouveau cette année, avec tous les autres membres du Conseil.

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Nous respectons pleinement les liens historiques et religieux profonds d’Israël avec la ville et ses lieux saints. Nous ne les avons jamais remis en question. Cette résolution ne préjuge en rien le résultat des négociations sur le statut permanent de Jérusalem-Est, qui doivent naturellement tenir compte de ces liens historiques et des réalités sur le terrain.

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Nous rejetons fermement l’idée selon laquelle les États-Unis auraient, d’une manière ou d’une autre, été les instigateurs de cette résolution. Les États-Unis n’ont ni rédigé ni proposé cette résolution. Elle a été rédigée par l’Égypte — elle a été rédigée et, je crois, présentée par l’Égypte. Au cours du processus et lors de sa proposition, nous avons clairement spécifié, y compris auprès des autres membres du Conseil de sécurité, qu’il était possible que, si la résolution était rédigée de manière équilibrée et incluait des références à l’incitation et au terrorisme, les États-Unis ne la bloquent pas — si elle était équilibrée et impartiale. C’est une pratique courante pour les résolutions du Conseil de sécurité. Les Égyptiens et les Palestiniens, ainsi que beaucoup d’autres ont compris que, si l’énoncé était mieux équilibré, il était possible que nous ne la bloquions pas. Toutefois, nous avons aussi indiqué très clairement que le président des États-Unis ne prendrait de décision définitive concernant notre position qu’après avoir vu le texte définitif. Nous ne pouvions pas, en toute conscience, apposer notre véto à une résolution condamnant la violence et l’incitation et répétant ce qui est, depuis longtemps, un consensus dominant et une opinion internationale sur les colonies, ainsi qu’un appel aux parties pour qu’elles prennent des mesures constructives afin de faire progresser la création de deux États sur le terrain.

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En définitive, ce sera le peuple israélien qui déterminera si les attaques d’une véhémence inhabituelle adressée à la présente administration par les responsables israéliens sont dans l’intérêt national d’Israël et de sa relation avec un allié qui lui a toujours apporté un soutien inébranlable, comme je l’ai décrit. Ces attaques, ainsi que les allégations de complot émanant des États-Unis et les autres assertions fabriquées de toutes pièces détournent l’attention du fondement de ce vote.

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Nous comprenons tous qu’Israël est confronté à de graves menaces dans une région très difficile. Les Israéliens ont raison de s’inquiéter et de veiller à ne pas avoir un refuge de terroristes à côté de chez eux, en mentionnant souvent ce qui est arrivé à Gaza, nous comprenons cela et croyons qu’il existe des moyens de répondre à ces besoins de sécurité. Les Israéliens ont aussi raison de décrier les tentatives de dénigrer la légitimité de leur État et le droit d’exister d’un État juif. Cependant, ce vote ne concernait pas cela. Il concernait les mesures qu’Israéliens et Palestiniens prennent, de plus en plus souvent, pour rendre impossible une solution à deux États. Ce vote n’envisageait pas de paix avec les Palestiniens à l’heure actuelle. Il s’agissait de veiller à ce que la paix avec les Palestiniens soit possible à l’avenir.

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Les États-Unis et le Quatuor pour le Moyen-Orient ont, à maintes reprises, demandé indépendamment aux deux camps de prouver leur engagement sincère envers une solution à deux États, pas seulement en paroles, mais aussi avec de véritables actions et politiques, pour créer des conditions favorables à des négociations constructives. Nous avons exhorté les deux camps à prendre des mesures significatives sur le terrain pour renverser les tendances actuelles et présenter un message différent, un message clair, indiquant qu’ils sont prêts à apporter des changements essentiels sans attendre les interventions de l’autre camp. Nous avons demandé aux Palestiniens de mettre tout en œuvre pour mettre fin au terrorisme et à l’incitation à la violence, notamment en condamnant publiquement et systématiquement chaque acte de terrorisme et en cessant de glorifier la violence.

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Selon mon expérience avec ces deux camps ces quatre dernières années, y compris les neuf mois de négociations officielles, les problèmes principaux pourraient être résolus si les dirigeants des deux camps s’engageaient à trouver une solution. En fin de compte, je pense que les négociations n’ont pas échoué du fait de divergences trop profondes, mais à cause d’un manque de confiance. Les deux camps s’inquiétaient du fait qu’ils n’obtiendraient rien en retour de leurs concessions et que les répercussions politiques seraient trop graves. Avec le grand scepticisme du public, il était encore plus difficile de prendre des risques. Depuis deux ans et demi, environ, je teste des idées avec des partenaires régionaux et internationaux cruciaux, notamment nos partenaires du Quatuor. Je pense que tout ce qu’il en est ressorti est un large consensus fondé sur des principes équilibrés qui satisferaient les besoins essentiels des deux camps. Tout le monde comprend que des négociations seraient complexes et difficiles, et personne ne peut être censé accepter d’avance le résultat définitif. Toutefois, si les parties pouvaient au moins prouver qu’elles comprennent les besoins essentiels l’une de l’autre, et qu’elles sont, potentiellement, disposées à y répondre pour autant que les leurs soient également satisfaits à la fin de négociations globales, peut-être qu’il pourrait régner un climat de confiance suffisant pour permettre à un processus constructif de démarrer. C’est dans cet esprit que nous suggérons les principes suivants : non pour préjuger d’une issue ni l’imposer, mais pour fournir une base potentielle pour des négociations sérieuses quand les parties seront prêtes.

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Principle 1. Établir des frontières internationales sûres et reconnues entre Israël et un État palestinien viable et contigu, négocié sur la base des frontières de 1967 avec des échanges équivalents mutuellement convenus.

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Principle 2. Concrétiser la vision de la résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU, avec deux États pour deux peuples, l’un juif et l’autre arabe, avec reconnaissance réciproque et égalité complète des droits de leurs citoyens respectifs.

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Principle 3. Convenir d’une solution équitable, acceptée, impartiale et réaliste pour la question des réfugiés palestiniens, avec une assistance internationale, comprenant une compensation, des options et de l’aide pour trouver des foyers permanents, une reconnaissance de la souffrance et d’autres mesures pour une solution globale, cohérente avec deux États pour deux peuples.

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Principle 4. Convenir d’une solution acceptable pour Jérusalem en tant que capitale de deux États, reconnue au niveau international, et protéger et garantir l’accès aux lieux saints, conformément au statu quo établi.

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Principle 5. Satisfaire aux besoins de sécurité d’Israël et mettre tout à fait fin à l’occupation tout en garantissant qu’Israël puisse se défendre efficacement et que la Palestine puisse garantir la sécurité de son peuple dans un État souverain, non militarisé.

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Principle 6. Mettre fin au conflit et à toutes les revendications en suspens, permettre une normalisation des relations et améliorer la sécurité régionale pour tous, comme envisagé par l’Initiative de paix arabe.