Proclamation présidentielle – Mois national de la prévention de l’esclavage et de la traite des êtres humains, 2017

Par le Président des Etats-Unis d’Amérique

Proclamation

Proclamation présidentielle – Mois national de la prévention de l’esclavage et de la traite des êtres humains, 2017

Notre Nation s’est trouvée aux prises avec la question de l’esclavage d’une manière qui nous a presque déchirés, puisque cette notion se trouve fondamentalement en contradiction directe avec le principe de notre fondation selon lequel sommes tous créés égaux. Les personnes courageuses qui ont rejeté cette pratique cruelle nous ont aidés à surmonter l’un des chapitres les plus douloureux de notre histoire sur la voie de l’accomplissement de la promesse d’égalité et de justice pour tous. Mais aujourd’hui, dans trop d’endroits du monde – y compris ici aux États-Unis – l’injustice de l’esclavage moderne et de la traite des êtres humains continue à déchirer notre tissu social. Pendant le Mois national de la prévention de l’esclavage et de la traite des êtres humains, nous nous efforçons de faire la lumière sur chaque coin d’obscurité où la traite des êtres humains menace toujours les droits et libertés fondamentaux d’autrui.

Des usines et des maisons closes aux fermes et aux mines, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, aux États-Unis et dans le monde entier, sont exploités pour leur corps et leur travail. Par la violence, la duperie ou des promesses d’une vie meilleure, certaines des populations les plus vulnérables parmi nous – y compris les migrants et les réfugiés fuyant les conflits ou les catastrophes, les jeunes LGBT sans abri, les femmes et les filles autochtones d’Alaska ou amérindiennes, et les enfants vivant dans la pauvreté – sont victimes de trafiquants d’êtres humains. Pour mettre fin à l’esclavage moderne dans le monde, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour combattre ces atteintes à la décence humaine.

Les États-Unis se sont efforcés de lutter contre ces crimes et d’aider les victimes de ces violences inqualifiables des trafiquants. Dans le cadre du Groupe de travail inter institutions de surveillance et de lutte contre la traite des êtres humains, nous avons travaillé avec le secteur privé, les communautés religieuses, les forces de l’ordre et les défenseurs des victimes, afin de coordonner les initiatives de prévention de la traite et de protection des victimes. Ce Groupe de travail s’est associé aux efforts du gouvernement fédéral pour mettre fin à la traite des êtres humains par  la promotion d’un programme qui privilégie les services aux victimes, l’état de droit, la mise à disposition de ressources et la sensibilisation du public. J’ai promulgué en 2012 un décret visant à renforcer les protections contre la traite des êtres humains dans le cadre des marchés fédéraux, et il y a environ un an, j’ai approuvé d’adoption d’un texte de loi qui renforçait notre capacité à faire en sorte que les produits fabriqués en faisant appel au travail forcé, y compris le travail des enfants, soient exclus des marchés américains.

Nous devons examiner les conséquences de la traite des êtres humains et nous efforcer d’en éliminer les causes fondamentales. Dans le cadre du dernier budget, le ministère de la Santé et des Services sociaux et le ministère de la Justice ont versé plus de 60 millions de dollars à des organismes communautaires et à des groupes de travail pour venir en aide aux victimes de la traite des êtres humains, et depuis le début de mon administration, le nombre des victimes faisant appel à nos services a presque triplé. Le Département de la sécurité du territoire (Homeland Security) a également pris des mesures pour rationaliser les procédures d’immigration pour les victimes de la traite des êtres humains et s’assurer que les réglementations correspondantes soient compatibles avec la loi en vigueur. Également, dans le cadre des nouvelles réglementations de la loi sur les victimes d’actes criminels (Victims of Crime Act), des fonds fédéraux peuvent maintenant être utilisés pour aider les victimes de la traite des êtres humains à se loger. Par l’entremise du Conseil de la Maison-Blanche sur les femmes et les filles (White House Council on Women and Girls), nous avons travaillé pour remédier à la problématique du passage de l’exploitation sexuelle à la prison qui affecte de façon disproportionnée les personnes particulièrement vulnérables à l’exploitation sexuelle, en particulier les jeunes femmes et les filles de couleur. Par ailleurs, le Conseil consultatif des États-Unis sur la traite des êtres humains (Advisory Council on Human Trafficking) – auquel siègent 11 survivants de la traite des êtres humains de différentes origines et aux expériences diverses – a récemment publié ses premières recommandations en matière de lutte contre la traite des êtres humains en prenant tout particulièrement en compte les perspectives de survivants.

Tous nos choix chez nous, des vêtements que nous portons à la nourriture que nous mangeons, sont inextricablement liés à ce qui se passe dans le monde. En tant que nation, nous avons travaillé à résoudre le problème du travail forcé dans nos chaînes d’approvisionnement et, à titre individuel, nous devons nous efforcer d’être des consommateurs attentifs. Avec nos amis et nos alliés, nous avons fait de cette question une priorité internationale. Ne serait-ce que cette année, nous sommes intervenus dans des forums multilatéraux, comme par exemple le Sommet des dirigeants nord-américains, le Sommet de l’Asie orientale et les Nations Unies, dans le cadre d’efforts de sensibilisation et de notre travail avec des partenaires du monde entier. Nous ne nous contentons pas d’inciter d’autres pays à renforcer et à élargir leurs législations et leurs services de lutte contre la traite des êtres humains, nous intensifions également notre aide étrangère dans ce domaine. Grâce à notre travail avec la communauté internationale, nous avons assisté à une augmentation considérable des poursuites et des condamnations liées à la traite des personnes, et nous avons effectué des progrès considérables dans le domaine de l’aide aux victimes.

En tant que leaders du mouvement mondial de lutte contre l’exploitation des êtres humains à des fins lucratives, nous devons toujours nous rappeler que notre liberté est indissociable de celle des autres. Ce mois-ci, inspirons-nous des progrès de l’Amérique vers la justice, les opportunités et la prospérité pour tous, et réaffirmons notre engagement en faveur de la poursuite de la lutte pour les droits de la personne dans le monde.

En conséquence, je soussigné, BARACK OBAMA, Président des États-Unis d’Amérique, en vertu de l’autorité que me confère la Constitution et les lois des États-Unis, proclame par les présentes que janvier 2017 est le Mois national de la prévention de l’esclavage et de la traite des êtres humains, qui se terminera par la célébration annuelle de la Journée nationale de la Liberté le 1er février. J’invite les entreprises, les organisations nationales et communautaires, les familles et tous les Américains, à prendre conscience du rôle vital que nous devons jouer pour mettre fin à toutes les formes d’esclavage, et à participer aux activités et programmes correspondants au cours de ce mois.

EN FOI DE QUOI, j’ai apposé ma signature ce vingt-huitième jour de décembre de l’année deux mille seize, et de la deux cent quarante-et-unième année après l’Indépendance des États-Unis d’Amérique.

BARACK OBAMA

Cette traduction est gracieusement mise à votre disposition. Seule la source originale en anglais doit faire autorité. 

https://www.whitehouse.gov/the-press-office/2016/12/28/presidential-proclamation-national-slavery-and-human-trafficking