Extraits des propos du président Obama lors de la cérémonie d’hommage aux policiers tués à Dallas

Morton H. Meyerson Symphony Center
Dallas, Texas

1/ Extraits utilisés par la Maison-Blanche sur ses réseaux sociaux

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Je repense à un passage de la Première lettre de saint Jean : “N’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité.” Si nous voulons maintenir l’unité dont nous avons besoin pour traverser cette période difficile, si nous voulons rendre hommage à ces cinq policiers exceptionnels dont nous pleurons la perte, il nous faudra agir sur les fondements des vérités que nous connaissons. Ce n’est pas facile. Cela nous met plutôt mal à l’aise. Mais il va falloir être honnêtes les uns avec les autres et envers nous-mêmes.

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Les hommes que nous pleurons aujourd’hui, ces cinq héros, le savaient mieux que quiconque, nous ne pouvons considérer les bienfaits de notre nation comme des acquis. Seule une action commune permettra de préserver ces institutions, famille et collectivité, droits et devoirs, loi et autonomie, qui sont la marque de notre nation. Car il se trouve que nous ne pouvons persévérer seuls. Nous ne pouvons trouver notre détermination dans l’isolement. L’espoir ne naît pas lorsque l’on rejette son prochain, il naît lorsqu’on l’aide à s’élever.

Et c’est ce que je retiens de la vie des ces hommes d’exception. La peine que nous ressentons ne va sans doute pas disparaître dans l’instant, mais ma foi me dit qu’ils ne sont pas morts en vain. Je crois que notre tristesse peut rendre notre pays meilleur. Je crois que notre colère légitime peut se transformer en davantage de justice et de la paix. Si les larmes coulent toute une nuit, je suis persuadé que le bonheur revient au matin.

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2/ Extraits sélectionnés par ARS

[…] Je suis ici pour dire que nous devons rejeter un tel désespoir. Je suis ici pour souligner que nous ne sommes pas aussi divisés qu’il y paraît. Et je le sais parce que je connais l’Amérique. Je sais le chemin que nous avons déjà parcouru pour surmonter des obstacles infranchissables. (Applaudissements.) Je sais que nous y arriverons en raison de ce que j’ai vécu dans ma propre existence, de ce que j’ai constaté à titre de président des États-Unis dans ce pays et parmi ses habitants – leur bonté et leur gentillesse. Et je le sais en raison de ce que nous avons vu ici à Dallas – comment vous tous, après de grandes souffrances, nous avez montré le sens de la persévérance, de la détermination et de l’espoir. […]

[…] En ouvrant nos cœurs, nous pouvons nous soucier moins de savoir quel camp a été   offensé et nous soucier plus de nous unir pour faire le bien. […]

[…][Les tueurs] ne nous diviseront pas. Nous pouvons décider de nous rassembler pour que notre pays reflète le bien qui nous habite, les espoirs et les rêves simples que nous partageons. […]

[…] À chacun d’entre nous, la vie présente son lot de défis et de souffrances – accidents, maladies, pertes d’êtres chers. Parfois, nous sommes submergés par une soudaine catastrophe, naturelle ou causée par l’homme. Chacun de nous fait des erreurs. Et, parfois, nous sommes perdus. Et quand nous prenons de l’âge, nous découvrons que nous ne maîtrisons pas toujours les choses – même  un président n’y parvient pas. Mais nous sommes maîtres de la manière dont nous répondons au monde. Nous sommes maîtres de la manière dont nous nous conduisons envers les autres. […]