Propos du secrétaire d’État John Kerry lors de sa rencontre avec Mme Catherine Samba-Panza, présidente de transition de la RCA

Bienvenue à tous ! Je suis très heureux d’accueillir la présidente de la République centrafricaine, Mme Samba-Panza. C’est l’une des trois femmes présidentes du continent africain et elle a présidé à une remarquable transition durant une période très, très difficile en République centrafricaine. Mme Samba-Panza est appelée la mère de la République centrafricaine, car elle a vraiment dirigé un processus majeur très compliqué.

C’est sous sa conduite qu’a été conclu en 2014 l’accord de Brazzaville, qui a aidé à réunir les parties en guerre pour tenter de mettre fin au conflit dans le pays. Par la suite il y a eu en 2015 le Forum de Bangui, où se sont tenues de nouvelles discussions sur les suites à donner, puis un processus constitutionnel et à présent une élection. Le président Touadéra – le président élu Touadéra – prendra ses fonctions à la fin du mois de mars, et nous tenions vraiment à souligner l’importance pour les États-Unis de notre relation, notamment notre admiration pour les efforts de la présidente Samba-Panza, qui a réellement contribué à donner l’exemple en matière de gestion, de passation de pouvoir responsable, de tenue de bonnes élections. Elle offre un exemple qui dépasse le cadre de la République centrafricaine, un exemple pour le reste du continent.

Les États-Unis ont activement participé aux efforts visant à faciliter cette transition. Nous avons fourni au total plus de 800 millions de dollars à titre de soutien, en partie à la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), mais aussi au titre de l’aide humanitaire, de l’assistance électorale et de l’appui au développement à long terme. Nous sommes particulièrement déterminés à aller de l’avant maintenant pour contribuer à soutenir la nouvelle présidente dans la transition, mais il est absolument manifeste que l’héritage de la présidente Samba-Panza est extrêmement important pour le monde entier. Et nous sommes très heureux de sa présence parmi nous aujourd’hui pour discuter de l’engagement actuel des États-Unis à l’égard de la République centrafricaine.